Coaching ou psy : comment savoir ce qu’il vous faut ?
Le coaching aide à atteindre un objectif précis, tourné vers l’avenir. Un suivi psychologique aide à comprendre et à apaiser une souffrance. Les deux ne s’opposent pas, mais ils ne répondent pas à la même demande — et se tromper de porte fait perdre du temps, de l’argent et parfois du courage.
Deux métiers, deux questions de départ
La différence tient d’abord à la question qu’on vient poser.
En coaching, la question est : « Comment j’y vais ? » Vous savez — au moins à peu près — ce que vous voulez changer : une reconversion, une activité à lancer, une organisation à revoir, une décision à prendre. Le travail consiste à formuler un objectif clair, à regarder d’où vous partez et à avancer marche par marche.
En suivi psychologique, la question ressemble plutôt à : « Qu’est-ce qui m’arrive ? » ou « Pourquoi je n’y arrive pas, alors que je le veux ? » On vient parce qu’une souffrance s’installe, parce que quelque chose se répète, parce que le passé pèse sur le présent. Le travail consiste à comprendre, à soigner, à retrouver un équilibre.
Le coaching regarde vers l’avant et vers l’action. Le soin psychologique prend le temps de regarder ce qui se passe à l’intérieur, y compris ce qui vient de loin.
Qui fait quoi ?
Le mot « psy » recouvre plusieurs professions, qui ne se valent pas et ne se remplacent pas :
Le psychiatre est médecin. Il pose des diagnostics et peut prescrire des médicaments.
Le psychologue est titulaire d’un diplôme universitaire en psychologie ; son titre est protégé par la loi.
Le psychothérapeute exerce sous un titre réglementé, qui suppose une formation spécifique et une inscription sur un registre officiel.
Le titre de coach, lui, n’est pas réglementé. C’est une raison de plus pour qu’un coach sache dire clairement ce qu’il fait — et ce qu’il ne fait pas. Je ne pose pas de diagnostic, je ne soigne pas, et je ne remplace ni un médecin ni un psychologue.
Les signes que le coaching est une bonne porte d’entrée
Le coaching est adapté quand, globalement, vous tenez debout et que vous voulez faire bouger une situation. Quelques repères :
— vous avez un projet, une envie ou une décision en tête, même floue ;
— vous avez l’énergie d’agir, mais pas de méthode, ou trop de pistes à la fois ;
— ce qui bloque relève surtout de l’organisation, du manque de clarté ou du regard des autres ;
— vous avez envie qu’on vous aide à formuler un objectif et à vous y tenir.
Les signes qu’un professionnel du soin est la bonne personne
À l’inverse, certaines situations appellent d’abord un accompagnement psychologique ou médical :
— une tristesse, une anxiété ou une fatigue qui dure depuis des semaines et envahit le quotidien ;
— un sommeil ou un appétit durablement perturbés ;
— un événement difficile qui revient sans cesse, un deuil qui ne passe pas ;
— l’impression de ne plus avoir la force de faire quoi que ce soit, même ce que vous aimiez ;
— des schémas qui se répètent de relation en relation, sans que vous compreniez pourquoi.
Dans ces cas-là, fixer des objectifs ne sert à rien, et peut même faire du mal : on ajoute une exigence à quelqu’un qui a d’abord besoin d’être soulagé. Le médecin traitant est souvent la première porte la plus simple : il peut évaluer la situation et orienter.
Si vous traversez une détresse importante ou avez des idées suicidaires, n’attendez pas : le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit et joignable 24 h/24.
Et si c’était les deux ?
Les deux accompagnements ne sont pas exclusifs. On peut très bien être suivi par un psychologue et, en parallèle ou plus tard, travailler avec un coach sur un projet concret. Le soin aide à retrouver de l’élan ; le coaching aide à en faire quelque chose.
Ce qui compte, c’est l’ordre. Quand la souffrance prend toute la place, c’est elle qu’on traite en premier. Quand elle s’est apaisée et qu’une envie d’avancer revient, le coaching peut prendre le relais — idéalement en en parlant avec la personne qui vous suit.
Ce que je vérifie pendant l’appel de quinze minutes
C’est précisément à ça que sert le premier appel, gratuit : entendre votre besoin, vous expliquer ma façon de travailler, et vérifier ensemble que le coaching est adapté à votre situation plutôt qu’un suivi psychologique.
Je vous pose quelques questions simples. Si j’ai le sentiment que votre demande relève d’abord du soin, je vous le dis franchement, et je vous invite à en parler à votre médecin ou à un professionnel de santé. Mieux vaut quinze minutes honnêtes que plusieurs séances qui ne répondent pas à ce dont vous avez besoin.
Et si le coaching est la bonne porte, on peut commencer : la première séance sert à fixer votre objectif final, à regarder votre entourage et à poser le SWOT de votre situation.
À lire aussi : Il n’y a pas de coaching sans objectif et Un objectif qui n’est pas SMART n’est pas un objectif.
On vérifie ensemble que c’est la bonne porte ?
Quinze minutes au téléphone, gratuites et sans engagement, pour entendre votre besoin et voir si le coaching y répond. Si ce n’est pas le cas, je vous le dirai.