Tout le monde a déjà entendu parler de la méthode SMART pour fixer un objectif. Le problème, c’est que la plupart des gens s’arrêtent à l’acronyme sans jamais vraiment l’appliquer. Voici comment je le comprends et comment je m’en sers avec les personnes que j’accompagne.
Ambitieux : un objectif trop facile n’en est pas un
Si vous pouvez atteindre votre objectif sans effort ni changement, ce n’est pas un objectif : c’est déjà un acquis. Un vrai objectif doit vous pousser à sortir de votre zone de confort. Il doit représenter un vrai progrès, pas une formalité qu’on coche pour se donner bonne conscience.
Réaliste : un objectif hors de portée n’en est pas un non plus
À l’inverse, viser une cible totalement hors d’atteinte de vos capacités actuelles n’a rien d’un objectif : c’est un vœu pieux. Le bon dosage se situe entre les deux : quelque chose qui vous demande un vrai effort, mais que vous avez réellement les moyens d’atteindre, seul·e ou avec l’aide de la bonne personne.
Mesurable : pas « à peu près », une mesure précise
C’est le point sur lequel j’insiste le plus, parce que c’est souvent celui qu’on bâcle. « Être plus organisé » ou « progresser dans ma carrière » ne sont pas mesurables. Un objectif mesurable, c’est un critère qui permet de trancher, sans ambiguïté, entre atteint et non atteint. Si vous ne pouvez pas répondre par oui ou par non à la question « est-ce que c’est fait ? », l’objectif n’est pas encore assez précis.
Pourquoi ça compte concrètement
Un objectif bien calibré sur ces trois critères devient une vraie boussole : il vous dit où viser sans vous décourager, et il vous permet de savoir, à un instant donné, si vous avancez ou non. C’est ce travail de calibrage qu’on fait ensemble dès la première séance, avant même de parler de plan d’action : tant que l’objectif n’est pas ambitieux, réaliste et mesurable, il n’y a rien de solide à construire dessus.
Vous avez un objectif en tête et vous n’êtes pas sûr·e qu’il coche ces trois cases ? Réservons 15 minutes pour en parler.